Entre Cités éducatives et hors temps scolaire, la JNSS vue de l’Isère
À l’Usep Isère, la Journée nationale du sport scolaire offre un double visage : celui d’une rencontre Usep hors temps scolaire portée par un secteur et celui d’une série de journées pour les Cités éducatives axées sur la découverte, explique le délégué départemental Pascal Lacroix.
Pascal Lacroix, est-ce habituel qu’à l’Usep Isère la JNSS se décline à la fois à travers une rencontre hors temps scolaire et plusieurs journées organisées pour les enfants de Cités éducatives ?
C’est la formule retenue depuis 2021. Il n’y avait alors qu’une seule Cité éducative dans le département, contre trois aujourd’hui. Nous organisons précisément six rencontres, deux pour chaque Cité, avec à chaque fois plus de 200 enfants par demi-journée. La première rencontre s’est déroulée lundi à Échirolles et la sixième est programmée mardi prochain à Grenoble. Entre temps, d’autres se seront notamment déroulées à l’Isle d’Abeau et Villefontaine. C’est une façon d’inviter les équipes enseignantes à faire pratiquer les élèves en profitant du principe de licences gratuites. Sans ce coup de pouce, beaucoup d’enfants ne feraient jamais de sport scolaire. Pour notre comité, cela représente un apport de 29 associations d’école, 90 licences adultes et 2 130 licences enfants équitablement réparties entre la maternelle et l’élémentaire.

Pour ces enfants, c’est une découverte ?
Pour beaucoup, oui. Ces rencontres sont destinées au cycle 2 avec l’idée que les CP entrent dans la dynamique Usep et que celle-ci se prolonge tout au long de l’école élémentaire. Les enfants de maternelle des Cités éducatives bénéficient de projets Usep comme les randonnées contées, mais là il s’agit de rencontres de grande ampleur, avec une dimension sportive plus marquée.
Parallèlement, la JNSS s’est aussi déclinée mercredi, hors temps scolaire, avec une rencontre disc-golf sur le secteur de Bourgoin-Jallieu…
Cette rencontre départementale, ouverte à toutes les associations affiliées, avait pour spécificité d’être portée par un secteur. Historiquement, c’est le comité Usep qui organise la rencontre phare de la JNSS. Mais, cette année, nous souhaitons que les secteurs volontaires portent eux aussi des rencontres départementales. Nous leur déléguons l’organisation, la réservation des lieux et la gestion de la journée jusqu’à l’achat des goûters. De notre côté, nous conservons la responsabilité pédagogique et la relation avec les associations qui s’inscrivent. Enfin, le jour J, nous mettons à disposition nos deux éducateurs sportifs. Mais c’est bien le secteur qui organise la rencontre, avec notre soutien financier, matériel et humain.

Y a-t-il eu ce mercredi d’autres initiatives en lien avec la JNSS, de la part de secteurs ou d’associations d’école ?
Oui, mais nous n’avons pas la main dessus. Je sais par exemple qu’une sortie VTT était programmée pour les CE2-CM1-CM2 du secteur des Abrets-en-Dauphiné, qui compte 150 licenciés enfants. Mais je ne peux assurer qu’ils l’ont estampillée JNSS. Pour eux c’était en tout cas le premier rendez-vous de la saison !
Pour en revenir aux rencontres impliquant les Cités éducatives, en quoi le choix des ateliers (molkky, pétanque, disc-golf, tchoukball, poull ball, parachute, Cross’Athlon…) répond-il à cette dimension de découverte ?
Nous avons établi le programme en lien avec les conseillers pédagogiques EPS de circonscription et départementaux. L’idée est de proposer une palette de ce qui peut être pratiqué dans le cadre du sport scolaire : mieux faire connaître l’offre Usep et présenter aux enseignants les kits de matériel dont ils peuvent disposer en prêt.

Ces rencontres déclinent le thème de l’égalité fille-garçon…
Nous proposons un thème différent chaque année. En 2024, c’était par exemple l’olympisme et ses valeurs de l’olympisme. Ce thème est travaillé lors d’un atelier remue-méninges inséré dans la rotation des ateliers sportifs. C’est une façon de montrer aux enseignants que le sport scolaire Usep ne se résume pas à l’activité physique mais offre des entrées pour parler citoyenneté avec les enfants, et travailler sur les compétences psychosociales.
La JNSS joue-t-elle son rôle de caisse de résonance médiatique pour l’Usep Isère ?
Oui. Nous avons communiqué auprès de l’ensemble des services de l’Éducation Nationale en soulignant que notre rencontre départementale de mercredi était portée par le secteur de Bourgoin-Jallieu : une rencontre qu’a couvert un journaliste du Dauphiné Libéré. Et, concernant les Cités éducatives, nous sommes associés à la dynamique institutionnelle puisque nous travaillons avec les CPC et les CPD. Le directeur académique était d’ailleurs présent lundi à Échirolles. Pour ces rencontres, c’est la cheffe de projet de chaque Cité éducative qui, parmi ses tâches, avait celle de solliciter les médias.
Sur son site, l’Usep Isère revendique 172 associations, 8 908 licenciés, 585 animateurs adultes et 14 648 bénéficiaires à l’année. Mais dans quelle dynamique vous trouvez-vous en cette rentrée, dans un contexte de diminution de la population scolaire ?
Sur ces dernières années, nous sommes en plein développement. Nous avons fait un bond avec les Jeux olympiques et paralympiques 2024 et maintenu notre niveau d’activité lors des deux dernières saisons. Et si pour l’instant nous avons atteint un palier côté licenciés, le nombre d’associations continue de progresser. Nous disposons également de davantage de moyens humains. Il y a cinq ans, j’étais seul. Aujourd’hui je suis épaulé par deux éducateurs sportifs salariés et un chargé de mission développement du sport scolaire à 100%. Cela nous a permis de prendre une autre dimension.

Avec quel équilibre entre temps et hors temps scolaire ?
Sur nos 35 cahiers des charges de rencontres, 9 concernent le hors temps scolaire. On peut donc considérer qu’il représente un quart de notre activité.
Et proposez-vous des innovations pour la nouvelle saison 2026-2027 ?
Oui ! En dehors des rencontres départementales hors temps scolaire portées par des comités, nous lançons des rencontres « Promenons-nous dans les villes », en temps scolaire et pour les classes de cycle 2. Il s’agit de randonnées de découverte du patrimoine sur des parcours que nous avons construits, le principe étant que les enfants d’une commune le fassent ensuite découvrir à ceux d’autres écoles. La quintessence de l’esprit Usep !
