Gens de l’Usep : à La Courneuve, Virginie dynamise Louise-Michel
Virginie Guéricolas, 51 ans, anime l’Usep à l’école élémentaire Louise-Michel de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où 13 des 17 classes sont affiliées, dont son CM1-CM2.
Virginie, vous enseignez depuis quinze ans à l’école élémentaire Louise-Michel. C’est une grosse école, à l’image du département très densément peuplé qu’est la Seine-Saint-Denis…
Oui, puisqu’elle compte 17 classes. Elle a aussi pour caractéristique d’être une école de regroupement pour enfants sourds et d’accueillir une classe Ulis et deux élèves en fauteuil roulant. Nous sommes situés à proximité de la Cité des 4 000, emblématique des grands ensembles édifiés dans les années 1960, même si ça n’est pas tout à fait le même quartier.
Comment êtes-vous venue à l’enseignement ?
J’ai eu une première carrière d’assistante de direction. Puis j’ai été licenciée, et moi qui ai toujours voulu être prof, je me suis dit : « Allez, lance-toi ! ». J’ai fait ma première rentrée dans cette école en 2011, et j’y suis restée.
Et à l’Usep ?
Notre association d’école est née en 2017. Il fallait changer de coopérative et nous voulions faire davantage de sport. Or l’Usep proposait les deux. D’emblée, j’ai participé à pas mal d’activités avec ma classe. J’ai le goût de l’activité physique : je viens à l’école à vélo, 30 km aller-retour, et je fais de l’apnée et de la plongée. De fil en aiguille, j’ai aussi été élue départementale. Prise par d’autres activités, depuis j’ai arrêté, mais sans lâcher le sport scolaire. J’anime notamment des ateliers sportifs pendant les vacances, dans le cadre de partenariats noués par l’Usep avec des clubs locaux. Cela permet de proposer aux enfants deux heures de pratique, le matin ou l’après-midi, à toutes les vacances sauf en décembre.
Et côté rencontres ?
Chaque enseignant inscrit sa classe aux activités qui l’intéressent dans le calendrier départemental. Pour ma classe cette année, il faudra jongler avec les cours de natation, une classe de neige de dix jours et l’offre municipale pour les élèves de cours moyen. Mais je ne vais pas me plaindre ! Le prêt de matériel proposé par l’Usep permet aussi de construire des cycles : trottinette, par exemple. Les éducateurs du comité lancent l’activité sur deux-trois séances puis nous aident à monter les suivantes, et ça se termine avec une rencontre avec des classes d’autres écoles ayant suivi le même cycle.

Et pour la Journée nationale du sport scolaire ? L’an passé, vous aviez accompagné vos élèves de CM1-CM2 à la grande rencontre UNSS-Usep du mercredi à la Halle Carpentier, à Paris. Et cette année ?
Nous avons animé deux ateliers le matin en gymnase, et les éducateurs Usep en ont proposé deux autres l’après-midi. Le matin j’ai notamment proposé un atelier consistant à faire rouler un cerceau en le conduisant avec un bout de bois. J’ai trouvé ça rigolo de remettre au goût du jour ce jeu ancien, et ça a bien plu.
Et quel serait votre meilleur souvenir associé à l’Usep ?
Peut-être l’invitation à assister des matchs de basket à l’Arena de la porte de la Chapelle. C’était hors temps scolaire et les élèves étaient émerveillés. Il y a deux ans, lors de Paris 2024, nous avions également pu assister à des épreuves de para-athlétisme au Stade de France. Ce sont des moments privilégiés.
Pour finir, comment avez-vous convaincu la quasi-totalité des enseignants de l’école de faire de l’Usep, puisque cette année 13 classes sur 17 sont affiliées ?
Nous leur avons expliqué le fonctionnement de l’Usep et ils voient ce qu’elle peut leur apporter sur le plan pédagogique. En tant qu’enseignant, c’est compliqué d’être bon en tout, alors si le sport scolaire offre un point d’appui pour l’EPS, on prend ! Les relations personnelles jouent aussi. Avant de devenir déléguée départementale à la rentrée 2025, Lara Puteaux enseignait ici : ça aide. Au-delà de sa personne, il y a aussi la gentillesse et l’écoute de toute l’équipe Usep, de la secrétaire aux éducateurs. Ça se passe toujours bien et, faire du sport tout en s’amusant, c’est génial !
