Chargement en cours...
Aucun résultat ne correspond à votre recherche.

Les P’tits Reporters du Calvados aux championnats de France de badminton

6 minutes

Vendredi 6 février, deux classes de P’tits Reporters ont couvert la première journée des championnats de France de badminton au Palais des Sports de Caen. « Une initiative désormais décliné sur les grands évènements sportifs accueillis dans le Calvados », explique Stéphanie Brouch, présidente départementale Usep et conseillère pédagogique de circonscription en EPS et en français.

Stéphanie Brouch, carnet de notes ou tablette en main, les enfants de deux classes Usep de La Cambe, près d’Isigny-sur-Mer, et de Tilly-sur-Seules, près de Caen, ont joué les P’tits Reporters aux championnats de France de badminton : comment s’étaient-ils préparés ?

Les CM2 de La Cambe ont d’abord découvert le badminton sur un plan culturel, avant de bénéficier d’un cycle d’apprentissage en EPS, dans le cadre de « résidences » dans le collège de secteur. Les CE1 de Tilly, eux, ont eu un cycle élargi aux sports de raquette. C’était d’ailleurs un prérequis pour assister aux championnats de France. Plus précisément aux qualifications du vendredi, où le public était essentiellement composé de scolaires.

Et côté reportage ?

Récemment affiliées à l’Usep, ces deux collègues avaient répondu – parmi beaucoup d’autres classes – à la proposition de l’Éducation nationale et de la FFBad d’assister aux championnats parmi une vingtaine d’autres classes, mais sans connaitre l’opération P’tits Reporters. Après leur avoir présenté le projet, j’ai donc organisé une visio avec eux, en mettant dans la boucle les conseillers pédagogiques « français » de leur circonscription, afin qu’ils puissent aussi s’appuyer sur eux1. Les enseignantes ont ensuite travaillé sur les médias et l’interview avec leurs élèves, qui savaient à l’avance qu’ils pourraient questionner des sportifs, un champion de parabadminton, des arbitres, des photographes, des bénévoles… Pour des raisons pratiques, seuls quatre enfants par classe étaient accrédités et avaient accès à l’espace presse. Mais leurs camarades étaient P’tits Reporters en tribune. Ils ont interrogé les spectateurs ou se sont intéressés aux lieux et à l’organisation, avec l’aide de leurs enseignants et de leurs collègues ambassadeurs du sport scolaire, déchargés de cours le vendredi.

 

Au badminton aussi l’arbitre peut sortir un carton jaune ou un rouge. (Usep)

 

Pour résumer, les P’tits Reporters confèrent une dimension supplémentaire à l’opportunité donnée aux classes de découvrir le spectacle sportif…

Exactement. Cette opportunité découle d’une circulaire qui prévoit la mise en place, par les Ligues et les comités sportifs, d’une billetterie propre aux scolaires lors d’évènements d’ampleur nationale : ainsi la journée était-elle ouverte aux écoles, collèges et lycées de toute la Normandie. À l’Usep, nous avons souhaité aller au-delà de cette posture de spectateur : une démarche initiée en octobre à Cabourg, où une classe de Dozulé a « couvert » la finale du championnat des clubs de triathlon et le championnat de France de paratriathlon. Cela fait sens, et c’est un marqueur de notre identité. Nous allons aussi travailler avec la DSDEN les conseillers pédagogiques départementaux « français », à construire une mallette pédagogique P’tits reporters. Elle proposera aux collègues une séquence d’apprentissage clé en mains, en lien avec les programmes de l’Éducation nationale.

 

La question a beaucoup faire rire Sébastien Martin, vice-champion d’Europe de parabadminton. (Usep)

 

Quelle forme les reportages réalisés prendront-ils ?

Les CM2 de La Cambe vont analyser le contenu et l’organisation d’une double page de quotidien afin de s’en inspirer pour intégrer leurs articles et leurs photos dans ce cadre. La collègue de CE1, elle, hésite encore : ce sera peut-être un diaporama commenté, style « exposé », sur le déroulé de la journée. J’ai donné tous les possibles lors de la visioconférence, aux enseignants de choisir, notamment en fonction de l’âge des enfants.

Les fédérations et les organisateurs jouent-ils toujours le jeu ?

Complètement. Au départ, il y a la contrainte de passer par le service de presse de la fédération concernée. Mais une fois sur place les gens sont très disponibles et toutes les portes nous sont ouvertes. Par exemple, je n’imaginais pas qu’à Caen les photographes proposeraient aux enfants d’essayer leur grand angle et leur consacreraient autant de temps pour expliquer le traitement des images… Tant sur la finale de triathlon que sur le championnat de badminton, professionnels et sportifs se sont vraiment pris au jeu.

 

Avec les photographes en salle de presse. (Usep)

 

Avez-vous d’ores et déjà ciblé d’autres évènements ?

Oui, et pas seulement des évènements en tant que tels. Nous réfléchissons à amener des élèves à un match ou un entraînement des basketteuses de Mondeville, qui jouent en Ligue 2, ou des handballeuses de Colombelles, qui évoluent en Nationale 1. Sinon, à la rentrée les P’tits Reporters seront de nouveau présents à Cabourg, où la finale de triathlon reviendra chaque année pendant encore trois ans. Nous espérons aussi pouvoir amener en janvier 2027 une ou deux classes au PerchXTrem, le meeting international de saut organisé à Caen.

À l’origine, l’opération P’tits Reporters a toutefois vocation à raconter la participation à une rencontre Usep. Les deux démarches vont-elles de pair ?

Bien sûr. Des P’tits Reporters devraient ainsi couvrir notre rencontre régionale athlétisme, organisée fin mars, hors temps scolaire, avec des classes de la Manche et de l’Orne, pour la Semaine olympique et paralympique !

 

Les P’tits Reporters de La Cambe avec deux des athlètes interviewés. (Usep)

 

(1) Le CLEMI, partenaire de l’Usep, notamment lors de la Journée nationale du sport scolaire, de la Semaine olympique et paralympique, ou encore sur le Tour de France, a été sollicité. Mais le poste de référente en Normandie n’étant pas pourvu actuellement, la collaboration esquissée n’a pu aboutir.

 

Lire aussi : l’article paru sur le site de l’Usep Calvados

Partagez l'article
Partager c'est la meilleure façon de nous soutenir!