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À l’Usep, l’athlé ça se « vie » dès la maternelle !

4 minutes

L’opération « À l’Usep, l’athlé ça se VIE ! » a été élargie en 2025 aux élèves de cycle 1, parallèlement à la diffusion de la ressource pédagogique La rencontre athlétisme olympique en maternelle. Forte de son expérience des jeux athlétiques pour les tout-petits, l’Usep Haute-Garonne a ainsi organisé fin mai deux rencontres à Fontenilles et Toulouse avec des élèves de petite, moyenne et grande sections, avant une troisième mi-juin. Au programme, outre la cérémonie d’ouverture :  des ateliers sportifs, un atelier sport-santé et une lecture d’albums en partenariat avec l’Ageem. Retour d’expérience avec Nicole Seunes, enseignante à l’école Génibrat de Fontenilles.

Nicole Seunes, comment avez-vous préparé cette rencontre athlétisme avec vos élèves ?

Sur toute une période scolaire, j’ai consacré mes temps d’activité physique de 30 minutes, deux fois par semaine aux activités athlétiques. J’ai mis en place les ateliers fournis par l’Usep. Et les deux semaines précédant la rencontre, j’ai placé ceux de grande section en position de joueur et d’arbitre. Puis nous avons réalisé une affiche pour la cérémonie d’ouverture, ce qui a permis de parler des Jeux olympiques et de l’esprit olympique. Mais l’activité n’était pas nouvelle pour moi qui participe aux rencontres Usep Athlé depuis environ quinze ans.

Saut en croix. (Usep 31)

 

En quoi consistaient les ateliers sportifs ? Lesquels ont le mieux fonctionné ?

Les élèves participaient à quatre ateliers sportifs : un pour sauter, un pour lancer, un pour courir en relais, un qui mélangeait course, lancer et saut. Le cinquième était un sport-santé avec la bâche des émotions et la bâche de l’effort, ce qui permettait aux enfants de « matérialiser » leur ressenti. Tous les ateliers sportifs ont très bien fonctionné : une fois la consigne assimilée, après un premier passage, les élèves se débrouillent seuls et ont plaisir à refaire. S’il fallait en retenir un, ce serait « Au feu, au feu », qui demande aux enfants de déplacer rapidement des seaux en se les passant, afin de les réunir tous à l’arrivée. La coopération se met naturellement en place et les plus jeunes sont tout à fait intégrés.

Ramener tous les sceaux. (Usep 31)

 

Comment se sont comportés les élèves ?

Qu’ils soient en petite, moyenne ou grande section, tous étaient actifs, tantôt joueurs, tantôt arbitres. Pour les plus jeunes, les encouragements des adultes leur ont permis de se lancer dans les activités et d’en accepter les contraintes.

Bâche des émotions. (Usep 31)

L’album support Bravo a-t-il été un appui pour faire entrer les enfants dans l’activité ? Et la dimension olympique ?

Je ne suis pas persuadée que s’appuyer sur un album facilite la mise en activité. Son thème étant le cirque, le lien avec les ateliers n’est pas évident. Sauf pour l’atelier « Au feu, au feu ! », où la référence à l’album est parlante pour les enfants. Mais pour lancer, courir, sauter, est-ce utile et facilitant de se référer à un album ? Ce sont des activités que l’enfant fait et aime faire naturellement. Dans certaines activités motrices, l’album peut toutefois être une plus-value, comme dans « Le Grand jeu des Timalines et Timalins » (éditions Revue EPS) pour les jeux de coopération par exemple. Mais je ne crois pas que ce soit nécessaire de le systématiser pour toutes les activités.

Le défilé des classes. (Usep 31)

 

En revanche, la référence aux Jeux olympiques, travaillée en amont, a vraiment motivé les enfants : certains ont demandé à leurs parents de remettre le tee-shirt « JO 2024 ». La réalisation de l’affiche et des médailles a permis un échange sur les Jeux, le sport, le paralympisme, la coopération, gagner ou pas… Je crois que les élèves ont fait encore davantage le lien lors de la cérémonie d’ouverture, qui ajoute une note festive. Ils étaient fiers de défiler sous les applaudissements et cela a permis à tous les enfants de rentrer dans l’activité et de « faire équipe ». C’est un moment fort, auquel ils se référeront pour se remémorer cette rencontre.

 

S’il y avait une amélioration ou une adaptation à apporter à cette rencontre, quelle serait-elle ?

Je trouve ce type de rencontre adapté aux élèves de maternelle. Il ne faut surtout rien rajouter, car c’est déjà très dense !

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